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ITHYAALA

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11 février 2015

BRAHIM BELLALI : AOUIZORENE ITHYAALA

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6 février 2015

AGHDAN SALAH FEVRIER 2015

6 février 2015

AVIS DECES : KAMEL BELAID

 

DECES DE KAMEL BELAID en son domicile à la pointe ( Alger)

inna lillah wa inna ilayhi radjioun

L'ENTEREMENT AURA LIEU VENDREDI 6 Fevrier 2015 . 

 

 

5 février 2015

BOUZNED MOHENDD AMEZIENE

 

ولد بوزناد محمد امزيان08.10.1946 بإخليجن بدا فى الاذاعة سنة 1975 وشارك وغنى سنة1978 اغنية آيث يعلى وغنى عن امه سنة 1971 أكتوبر وله عدت اغانى لم تنشر بعد لرداءت الصوت

 

 

 

 

3 février 2015

UNE AUTHENTIQUE HEROINE DES ATH YAALA : MALIKA GAID

http://www.kabylie-news.com/2015/02/une-authentique-heroine-des-it-yalaa.html

Dans la longue histoire de notre pays, il y a eu de nombreuses héroïnes connues ou anonymes, qui ont laissé pour la postérité le souvenir de femmes courageuses, braves, et qui ont donné l’exemple du sacrifice suprême pour la liberté et l’indépendance de cette noble terre d’Algérie.  



L’histoire, en effet, regorge d’exemples de ces valeureuses Algériennes à travers toutes les époques durant lesquelles notre patrie a eu à affronter les invasions, les attaques et les agressions extérieures de toutes sortes.

Parmi ces dignes filles de l’Algérie, Malika Gaïd, dont les habitants des montagnes de IT-Yaâla se souviennent bien, surtout ceux de son village natal, Timengache, dans la commune et daïra de Guenzet (wilaya de Sétif).

Cette digne fille de la région – en fait, de toute l’Algérie – était née le 24 août 1933 à Belcourt (Alger), au sein d’une famille de condition modeste mais lettrée. Malika Gaïd entra à l’école primaire, puis suivit les siens à Bordj Bou-Arréridj où elle obtint le certificat d’études primaires (CEP), en 1945. Admise à l’école paramédicale de Sétif, en 1948, elle en ressortit, en 1951, avec un diplôme d’infirmière sage-femme et travailla à l’hôpital de Kherrata (à l’est de la ville de Béjaïa) durant quelques mois. Malika fut mutée, ensuite, à Lafayette (Bougaâ, actuellement), puis à Guenzet (80 km au nord-ouest de Sétif), où elle fut maintenue jusqu’en été 1956, alors que la Révolution algérienne finissait sa deuxième année.

Au service de la Révolution algérienne


Ainsi, deux années après le déclenchement de la lutte armée algérienne contre l’impérialisme français, et en dépit de son jeune âge, l’esprit patriotique et la foi révolutionnaire qui animaient la jeune Malika l’amenèrent à s’engager dans l’aide illimitée à la Révolution en fournissant aux moudjahidine, notamment, des médicaments – subtilisés aux services de santé de l’administration coloniale —, en soignant les blessés du Front et de l’Armée de libération nationale, en prodiguant à ses compatriotes des conseils dans le domaine de l’hygiène et médical et en assurant l’assistance adéquate à la population, très démunie avec une discrétion remarquable et dans le secret absolu.

Tombée au champ d’honneur


A la demande du colonel Amirouche, chef politico-militaire de la Wilaya III historique, Malika Gaïd quitta sa région natale des IT-Yaâla pour la vallée de la Soummam, et là, elle fut intégrée au service médical de l’ALN, lors du congrès historique du 20 août 1956. Désormais, Malika devait suivre partout l’état-major du célèbre chef révolutionnaire et colonel de la Wilaya III, le prestigieux Amirouche, car la foi de la jeune patriote et son engagement pour l’Algérie combattante étaient sans limites. 
Malheureusement, une opération militaire française de grande envergure, dirigée par le sinistre colonel parachutiste Marcel Bigeard, mit fin, dans la région d’Iwaquran, à l’épopée de cette valeureuse moudjahida, le 28 juin 1957, après un combat sanglant à l’issue duquel elle mourut, les armes à la main, et âgée d’à peine 24 ans.

Le sacrifice de Malika Gaïd – à l’instar de ses sœurs algériennes tombées au champ d’honneur — ne fut pas vain, loin de là, et son nom restera gravé à jamais dans la mémoire du peuple algérien qui ne l’oubliera pas de si tôt, et qui lui rendra un hommage posthume à chaque anniversaire de sa mort glorieuse, particulièrement par les habitants de son village natal, Timengache, commune de Guenzet. 


Source : Kabylie-News Setif-info
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2 février 2015

ZAHIR PROD

ZAHIR PRODUCTION est dotée de moyens audio visuels trés performents et d'equipes de tournages professionnels, disponibles.
ZAHIR PRODUCTION Couvre toute l'Algerie:reportages..spots..documentaires..couvre colloques et séminaires...zahirproduction@rocketmail.com
ZAHIR PRODUCTION est une boite de communication spécialisée dans la production de reportages , spots ,documentaires et films.1 rue Md Khellil H.Dey Alger.
zahirproduction@rocketmail.com
9 janvier 2015

GUENZET FIN DECEMBRE 2014

PHOTO PRISE PAR LOTFI

 

05

 

 

8 janvier 2015

'ECRIVAINS MAGHREBINS / MOULOUD GAID"

 

http://ecrivainsmaghrebins.blogspot.com/2012/06/mouloud-gaid.html

Mouloud Gaid

Derrière les grands noms de la Révolution algérienne, l'histoire retiendra le rôle discret — mais combien important — joué par d'authentiques patriotes. Avec abnégation, ils ont accompli leur devoir dans les différentes structures de l'ALN-FLN. Mouloud Gaïd — de son nom de guerre Si Rachid — appartient à cette catégorie d'hommes entièrement dévoués à l'idéal qu'ils ont épousé dès leur jeune âge : l'indépendance de l'Algérie. 

D'abord fidèle militant de l'UDMA de Ferhat Abbas. il se radicalise et rejoint les rangs du FLN. Il sera de l'entourage immédiat de Krim Belkacem et de Abane Ramdane. 

C'était en Tunisie pendant les années 50. Le 9 juillet 1956, il participe à un événement majeur de la Révolution. À la tête d'une délégation de l'UGTA — en tant que premier successeur du fondateur Aissat Idir, arrêté — il se rend à Bruxelles pour parapher l'adhésion officielle de la Centrale à la CISL(*). 

C'était là la première reconnaissance par l'étranger de l'Algérie combattante. 

Dommage que cet évènement passe, de nos jours, inaperçu. Suite à son activité clandestine, l'ancien instituteur de Guenzet écope de 20 ans de travaux forcés par contumace. 

Ce parcours de militant, les nombreux admirateurs de l'auteur prolifique d'ouvrages sur l'histoire de l'Algérie, ne le connaissent pas. Sa modestie est telle qu'il a déserté les sunlights de la vie politique après la dissolution de la première Assemblée constituante où il a siégé en tant que député élu. 

Il reprend la craie et le tablier de l'éducateur. Après celui réussi de haute lutte contre le colonialisme, il s'en va mener un autre combat : prêcher la bonne parole dans les salles de classe et les regroupements d'enseignants d'une Algérie encore convalescente. 

Il accomplit cette deuxième mission de 1964 à 1971, année de son départ en retraite avec le grade d'inspecteur. Mais quelle retraite ! Entièrement consacrée à l'écriture de l'histoire ancienne de l'Algérie. Sa passion demeure la réhabilitation de la dimension amazighe. Une série de sept livres de la collection " Les Berbères dans l'Histoire " a couronné son inlassable travail de recherche. 

Ce militant hors norme, cet Algérien pétri dans le roc des montagnes de sa Kabylie natale, répond encore une fois à l'appel du devoir. 

En 1995, il rejoint le Haut commissariat à l'amazighité : il a 80 ans. Il y laisse le souvenir impérissable d'un grand monsieur. Ses jeunes collègues gardent de lui cet enthousiasme juvénile que l'âge n'a pas émoussé. Ce monument d'intégrité prend du recul à partir de 1999, affaibli par la maladie. 

Le frère aîné de Malika Gaïd — mort au maquis en 1956 — prend son envol vers le panthéon de l'Histoire, par une belle journée printanière. Il meurt dans la nuit du 5 au 6 décembre 2000. 

(*) CISL : Confédération Internationale des syndicats libres. 

Ahmed Tessa 
Liberté mardi 8 janvier 2001 
2 janvier 2015

MOURAD BOUCHEMLA n'est plus

 

 L'auteur du livre 'l'ange de lumière " qui retrace le parcours de la martyr MALIKA GAID est décédé  le 31 Décembre 2014

 

Allah yarahmou , nos  sinceres condoléances à toute sa famille .

INNA LILLAH WA INNA ILAYHI RADJIOUN .  

8 décembre 2014

LES GENS QUI FONT MON VILLAGE : "AMEKSSA"


"AMEKHSSA" 
LE BERGER DU VILLAGE
( à la mémoire de l'Mokhtar)

tôt le matin, souvent à l'aurore, le troupeau de chèvres ; arrive à la placette du village, une sorte de terrain vague de quelques mètres carrés qui a perpétuellement changé d'endroit au file du temps,d'abord au lieu- dit "l'hara thadjtit (la maison neuve), puis "lotta l'kious"(le terrain aux tirs ) et enfin "tizi l'koulidj"(la crête de l’école) un lieu de rassemblement pour les bovidés. Le berger (Amekhssa) était là,bien avant, une sacoche en bandoulière ,un bâton à la main et son chien comme seul compagnon.

Les chèvres, des "Maltaises" dit-on, rustique et féconde, le pis développé et charnu. renommée pour son lait, habituées au parcours, elles se rendent toutes comme par magie au même endroit, la placette se remplit, petit à petit. Le berger connait, non seulement , toutes les chèvres , une par une, mais aussi leur propriétaire ,c'est ce dernier qui paye mensuellement le berger selon le nombre de chèvres et de jour de pâture. 
Et lorsque tous les caprins sont rassemblés, il se lève, et d'un coup de sifflet donne l'ordre de départ , aidé par son chien ,le troupeau se met en marche vers la montagne, là ou l'herbe est grasse , l'eau de source fraiche, et les graminées et légumineuses en abondance.
Passe toute la journée jusqu'au couché, une fois les mamelles pleines, le- troupeau reprend le chemin du retour, regagne la même placette, et de là, les chèvres rejoignent ,par instinct, leur étable respective sans presque jamais se tromper, il arrive, qu'une chèvre téméraire s'aventure dans les dédales des ruelles du village, elle est vite retrouvée par son propriétaire, et dirigée immédiatement vers l'étable pour la traite ….
Parfois une chèvre met bas en pâturage,le berger s'empresse à prodiguer tous les soins nécessaires au chevreau, et le ramener sain et sauf au village puis jusqu'a la maison du propriétaire.

Ce qui est étonnant, voir surprenant, c'est quand le berger prend son jour de congé hebdomadaire, généralement le vendredi, les bovidés restent calmement et sagement dans les étables, sans montré signes de stress ou d'angoisse, on dirait qu'elles devinent qu'elles ont droit aussi au repos.

on rapporte l' histoire émouvante de ce berger , frappé par le triste sort du décès de sa femme au cours d'un accouchement à domicile, le berger au pâturage ne se doutait de rien, à son retour les villageois accourent vers lui ,le félicite de la naissance d'un fils, sans pouvoir lui annoncer la mauvaise nouvelle, mais le berger finit par le savoir , inconsolable les larmes aux yeux ,et dit en s'adressant aux gens du village "que vais-je faire, moi qui m'occupait des chèvres ,qui doit s'occuper de mes enfants maintenant? 

La placette de "l'hara thadjtit" n'existe plus, remplacée depuis, par une maison, les chèvres aussi, par des sachets de lait, à portée de main chez l'épicier du coin, le berger ,un métier disparu et oublié depuis bien longtemps dans mon village.
L.Ouali Mai 2014

7 décembre 2014

éni-Yaâla : une belle région à découvrir

http://www.setif.info/article9061.html

Béni-Yaâla : une belle région à découvrir

 

mercredi 3 décembre 2014par Mihoubi Rachid

Béni-Yaâla ! Terre valeureuse à l’âme généreuse. Une région qui a, à travers le temps et les aléas de la vie, su garder son charme et sa pureté ancestrale. 
Peut-être que – paradoxalement — la pauvreté en ressources naturelles, mais non en hommes, l’a préservée des souillures et des méfaits du progrès dit matériel et du développement incontrôlable mais ô combien néfaste pour ses us et coutumes séculaires.

Entre les Bibans et les Babors

La région des Béni-Yaâla, montagneuse et à l’écart des grandes voies de communication, est une contrée qui a toujours vécu dans un pénible enclavement mais a su s’en sortir ces dernières années grâce aux efforts déployés dans certains secteurs. 
Située à cheval entre les chaînes des Babors et des Bibans, elle domine les Hautes-Plaines de Bordj Bou Arréridj (au sud-ouest) et de Sétif (nord-est). D’ailleurs, la première ville distante de 48 km est visible – de jour comme de nuit — à partir du sommet appelé « Djamaâ Bellout » qui culmine à près de 1 550 m d’altitude. Sétif, distante de 80 km, est plus ou moins visible par temps clair durant la journée mais encore davantage durant la nuit. 
Au nord, Béni-Yaâla est limitée par les régions d’El-Maïn dépendante de la wilaya de Bord Bou-Arréridj, et de Béni Ourtilane dans la wilaya de Béjaïa. Par route, sinueuse et pittoresque, l’ancienne capitale des Hammadites ne se trouve qu’à environ 170 km, mais à vol d’oiseau c’est à peine la moitié de cette distance. D’ailleurs, les historiens comme le grand savant Ibn Khaldoun (1270-1332), et plus récemment encore, Mouloud Gaïd (1916-2000 et natif du village de Timengache), affirment que les fondateurs de l’émirat de la Qalâa des Béni Hammad (aux environs de M’sila) étaient passés par la région des Béni Yalâa pour se rendre vers le rivage de l’ex-Saldae où ils ont reconstituèrent leur dynastie à l’abri des invasions destructrices des tribus nomades des Banou Hilal et des Banou Sélim au XIe siècle.

Au pays d’Ikhlidjène

Le petit bourg de Guenzet (ex-douar Ikhlidjène et qui veut dire « hameau ») est le chef-lieu de daïra et de commune de cette pittoresque région. Elle est rattachée administrativement à la wilaya de Sétif depuis le découpage administratif de 1984. 
On estime sa population à 8 000 habitants pour une superficie de 147 km2. Mais le pays se vide, ses enfants le quittent pour aller, ailleurs, à la recherche de travail, pour poursuivre les études ou pour de meilleures perspectives. Trent-huit villages composent cette contrée ; certains se trouvent au bord de la route comme Tizi-Medjbar, Timengache, Thaourirth Yacoub, Guenzet. D’autres s’enfoncent dans les dénivellations ou se perchent sur les hauteurs. 
En contemplant ces montagnes escarpées et ces routes et sentiers sinueux, on ne peut qu’être frappé par le panorama fantastique, fait de montagnes et de villages au charme inouï. Une multitude de petits villages, qui se confondent avec la nature environnante, sont quelques fois nichés au détour d’un canyon ou juchés sur une colline, ou encore accrochés sur le flan abrupt d’une montagne retenue, dirait-on, uniquement par la volonté du Créateur le Tout-Puissant. Il y a d’innombrables sources et de fontaines servant à l’alimentation des habitants et à l’irrigation des vergers et des jardins. Presque dans chaque village, on trouve une ou plusieurs fontaines. Leurs eaux sont limpides et constituent un vrai régal comme boisson. Les rivières minuscules mais jamais à sec serpentent langoureusement – en été mais se transformant en méchants torrents, l’hiver venu — formant des méandres et sur les bords desquels une végétation luxuriante pousse à côté d’une faune variée et riche, surtout depuis que l’activité de chasse et de coupe a sensiblement diminué. L’air est extraordinairement sain et redonne force et vigueur à l’organisme et on s’en remplit les poumons à pleines bouffées. Même quand on est exténué de fatigue, il suffit de quelques petites heures de sommeil pour se sentir revigoré et régénéré, prêt à affronter les difficultés et le labeur quotidien.

Le départ de la Qalâa des Béni Hammad

La région des Ath Yaâla est d’expression berbérophone et tire son nom de leur ancêtre, Yaâla, dont un cimetière porte encore le nom entre le village de Taourirt et le chef-lieu de la commune. 
Ce chef de fraction serait arrivé vers 1061 dans cette région avec les siens, fuyant sa Qalâa des Béni-Hammad (M’sila) du fait de l’insécurité qui y régnait à l’arrivée des Hilaliens. 
Bien plus tard, les Turcs ottomans arrivèrent dans les montagnes des Béni-Yaâla et construisirent un poste militaire sur les hauteurs dominant tout le pays. Il reste, aujourd’hui, encore quelques vestiges mais assez vagues de cette enceinte militaire qu’on appelle localement « akhrib ».

Foyer de résistance au colonialisme et creuset du nationalisme

Après la chute du gouvernement ottoman et le débarquement du corps expéditionnaire français, en 1830, les troupes coloniales parvinrent, péniblement, jusqu’à la région des Béni-Yaâla probablement vers 1848-1850 après avoir franchi les Portes de fer du massif des Bibans. Mais elles furent obligées de se replier après la grande révolte populaire conduite par le bachagha Mohamed El-Mokrani (1871) pour revenir après la défaite de ce dernier et l’implacable répression qui s’abattit sur les insurgés. Quelques années plus tard, les premiers enfants des Ath Yaâla émigrèrent vers la France, surtout à la fin de la Première Guerre mondiale (1914-1918) et ce phénomène migratoire se poursuivit jusqu’à l’indépendance de notre patrie. 
Béni-Yalâa a été une place forte du mouvement national et un foyer des idées nationalistes semées par le Parti du peuple algérien (PPA), de l’Union démocratique du manifeste algérien, et de l’Association des ulémas algériens.

Dans le feu de la Révolution de Novembre 1954

Les Béni-Yaâla s’engagèrent résolument, dès le début de la Révolution du 1er Novembre 1954, dans la lutte armée et eurent leur part de martyrs. Plusieurs batailles ont eu pour théâtre cette noble terre, comme celles de Sidi M’Hand Ouyahia (1955), d’Adhrar n’Thilla (opération Dufour, 1956) et celle du grand ratissage en 1958 prolongement de l’opération « Jumelles ». 
En 1959, le village d’Ighdem (à environ trois km de Guenzet) composé de 35 maisons, fut complètement détruit par l’armée coloniale et l’ensemble des habitants furent expulsés vers le chef-lieu où il y avait une importante caserne militaire (transformé à l’indépendance en collège) et un campement de harkis. Beaucoup de crimes ont été perpétrés par la soldatesque coloniale et ses sbires, mais les valeureux djounoud de l’Armée de libération nationale ont fait payer cher à l’ennemi le prix de ses crimes commis à l’encontre des civils pacifiques et désarmés.

Une économie simple mais aux ressources insuffisantes

La région des Béni-Yaâla pratique toujours une activité agricole rudimentaire basée, surtout, sur l’arboriculture. On cultive – tout au moins jusqu’à un passé récent — abondamment les figuiers, les pommiers, les pêchers, les pruniers, les citronniers, les cognassiers, les poiriers, et beaucoup d’oliviers. Il y a eu toujours un peu d’élevage ovin et caprin mais très peu de bovins la nature morphologique du pays ne s’y prêtant guère. Ainsi, Ath Yaâla est restée, encore aujourd’hui, l’une des plus pauvres contrées de toute la Kabylie ne survivant que grâce à l’apport des aides et des subsides de ses fils expatriés ailleurs, en Algérie ou outre-Méditerranée.

Les contraintes naturelles vaincues par l’amour du pays natal

En effet, le relief accidenté et la rudesse du climat (étés torrides, hivers pénibles et rigoureux) ont freiné sensiblement le développement local malgré tous les efforts consentis après l’indépendance de notre pays. 
Ces contraintes de développement dues, surtout, au relief montagneux et escarpé de la région, impliquent assurément des surcoûts élevés et découragent toute tentative d’investissement significatif, surtout dans les opérations de terrassement, de génie civil, de réalisation et d’entretien des infrastructures de base (routes, adduction d’eau, lignes électriques et téléphoniques…), ainsi que des travaux de déblaiement des voies de communication en période hivernale, en particulier. 
Cette situation a, ainsi, poussé et contraint tout le temps la population de cette région (résidente ou non) — pour sauver leurs villages et sauvegarder leur existence — à financer elle-même plusieurs projets urgents et vitaux d’utilité publique par le biais des associations et des comités de village, érigés en « djemâas » démocratiques, sans trop attendre les projets étatiques qui, eux, obéissent surtout aux règles budgétaires et aux contraintes administratives multiples. 
Malgré cette dure situation, il existe une petite activité commerciale de détail, surtout le jour du marché hebdomadaire du mercredi à Guenzet. 
Mais le pays des Ath Yaâla – en dépit d’un léger relèvement du niveau de vie — a encore besoin de projets spécifiques, adaptés aux conditions géographiques et socio-économiques locales. Une aide spéciale des pouvoirs publics sera la bienvenue, car cette terre enclavée a été longtemps négligée et marginalisée.

Des atouts touristiques indéniables mais inexploités

Pour le tourisme, ce dernier est principalement soutenu par les natifs de la région partis ailleurs, vers d’autres wilayas, ou en Europe (France, surtout) et qui y reviennent chaque année pour s’y ressourcer. 
Les paysages des Ath Yaâla, en effet, sont d’une beauté féerique et gardent encore leur caractère sauvage et pur : couvert végétal dense constitué de pins d’Alep, de chaînes verts, de genévriers, de thuyas, de garrigues et de maquis qui constituent un sous-bois extrêmement dense. La faune y est aussi abondante : chacal, renard, sanglier, perdrix, pigeon, corbeau, caille et toutes sortes d’oiseaux… Mais cette richesse florale et animale doit être développée ou tout au moins protégée des prédateurs et de la négligence (et de la bêtise) humaine. C’est un devoir citoyen et un impératif écologique absolument nécessaire dont il faudrait être conscient pour ne pas avoir à le regretter plus tard. 
Il existe une station thermale appelée L’Hammam Ouadda (« la station d’en bas ») à cinq km de Guenzet, aux eaux chaudes de qualité exceptionnelle qui fait le bonheur des visiteurs et des curistes.

Manifestations culturelles locales et festivals culinaires

Béni-Yaâla est une région berbérophone la plus au sud de la Kabylie orientale et sa population est fortement attachée à l’Islam. Elle est renommée par ses éminentes zaouïas, où l’on enseignait le noble Coran et les disciplines relatives à la langue arabe. Citons la prestigieuse zaouïa de Djamaâ Oukari, nichée au sommet d’une montagne verdoyante et à la beauté à vous couper le souffle, et celle de Sidi Ali Ouakhelifa, de Sidi El-Djoudi.
Chaque village de ce pays pittoresque possède une ou deux mosquées qui sont aussi des centres d’enseignement du noble Coran – tout au moins, il n’y a pas si longtemps – et d’apprentissage de quelques matières d’enseignement. Elles ont formé, surtout par le passé, des centaines de talebs qui ont appris le Coran et le récitaient d’une façon tout à fait remarquable. 
Sur un autre plan, célèbre en matière d’art culinaire traditionnel, la région des Béni-Yaâla organise, aujourd’hui, deux festivals annuels concernant le meilleur plat traditionnel de la région. Une vive rivalité, mais saine et conviviale, oppose les villages et les hameaux locaux. L’enthousiasme, la joie et la bonne humeur accompagnent constamment les préparatifs et les péripéties de ces rencontres originales et qu’il faudrait perpétuer car elles offrent l’occasion de se rencontrer, de se revoir et… de faire connaître cette magnifique contrée.

Un grand attachement au pays natal

Durant les vacances, toute la région revit et se transforme, malgré l’absence de moyens, en lieu de villégiature privilégié de ses enfants partis ailleurs. Cela a toujours existé mais surtout durant « lekhrif »(période de récolte des fruits, les figues surtout) pour profiter des fruits et des légumes locaux, de l’eau des sources fraîches qui rappellent le terroir et la jeunesse marquée par le travail, le dur labeur, la discipline et le respect.
C’est cela, le beau pays des Béni-Yaâla. Qu’Allah le Très Haut te garde et bénisse tes enfants !

17 septembre 2014

LES GENS QUI FONT MON VILLAGE : LE LIVRE

 

Azul !mon livre "les gens qui font mon village"vient d’être édite par:Editlivre.com 

Informations sur l'ouvrage 

Collection Classique 
Date de publication 17 sept. 2014 
Nom Les gens qui font mon village 
Langue Français 
Auteur Lyazid Nith Yaala 
Livre papier,Nombre de pages 114 
ISBN 9782332802477 
Livre PDF 
ISBN 9782332802484

Le lien :
http://www.edilivre.com/les-gens-qui-font-mon-village-lyazid-nith-yaala.htmlmonlivre "les gens qui font mon village" 

 

 

 

 

 

26 août 2014

http://www.edition999.info/IMG/pdf/le_livre_top_de

http://www.edition999.info/IMG/pdf/le_livre_top_des_tops_et_fin.pdf

25 août 2014

Taklit H'MIDA " extrait du livre "Les gens qui font mon village"

taklit hmida

 

                                  TAKLIT H’MIDA
 
                           DU KHÔL POUR TAMAZIGHT
 
Taklit H’MIDA née en 1922 à Guenzet nith yaala, de son vrai nom Laribi Taklit, épouse Kettal Athmane, fille de Laid(ouhlouche) et de Maada n’kassa, Mère à une fille unique, Sœur à M’barka ou Bekka  de Bouzoulith, et Zahra H’mida l’épouse à DDA Ali Um3ouche (Kerma ALI). Était une ardente, une passionnée, et une fervente partisane de la culture berbère, et animée d’un grand enthousiasme pour la cause amazigh.
C’est dans les années quatre-vingt, lorsque Mouloud Mammeri, interdit alors, de conférence à l’université de Tizi-Ouzou sur les poèmes kabyles anciens, qui est à l’origine de la violente répression du mouvement linguistique berbérophone en Kabylie, à Alger, et aussi, dans diverses autres régions de l’Algérie, appelés par la suite les événements du printemps berbère, qui a servi de détonateur, et a permis à Taklit de prendre conscience de la dimension de la culture amazigh et s’engagea corps et âme à défendre et promouvoir tamazight, au détriment de sa vie.
Elle a vécu par la suite, le soulèvement estudiantin de 1986, qui l’a encore marqué au plus profond d’elle-même, en se renseignant auprès des jeunes du mouvement culturel, sur les véritables motivations et les raisons de ce soulèvement. Elle qui n’a guère fréquenté les bancs de l’école, elle savait juste faire une chose, elle s’est spécialisée dans la fabrication de "khôl", une sorte de fard, noir ou gris, utilisé comme cosmétique pour maquiller, ou soigner les yeux. Elle seule,avait le secret de la confection de cette poudre, dont la notoriété dépassait largement les frontières du village.
Petit à petit, elle saisit le sens et l’essence de ce combat, elle finit par comprendre l’importance de son identité et de sa langue maternelle, une langue qu’elle a toujours parlée, il faut retourner à la source disait-elle.
À ce moment, elle adhère, active et commence à militer et à revendiquer à vivre sa berbérité pleinement et totalement, elle s’est manifestée lors de la grève des cartables en 1994.et en 2001, un certain 20 avril, elle était au premier rang parmi des centaines de militants et autres sympathisants dans les manifestations pacifiques organisées dans sa commune pour la reconnaissance de tamazight langue nationale et officielle, une journée sanglante où la violence qui a duré plus de deux ans, avait fait 126 morts sur tout le territoire, dont un, du village de Guenzet, le nommé LYES YAKOUB âgé alors de13 ans,mort le mercredi 21 juin 2001 .
Elle fut, l’un des piliers du mouvement féminin de la région et faisant de tamazight un combat et un idéal à atteindre. Elle a jamais cessé son combat jusqu’à la reconnaissance de la langue tamazight comme langue nationale en 2002.elle décède loin de son village à Constantine en 2008.
L.OUALI aout 2014
 
25 août 2014

" L APPEL DES SIRENES " Extrait du livre RAcines " de Ouali Lyazid

       L'appel des sirènes
 
Mouloud, né en 1938, immigra lui aussi en France, puis prend toute sa famille en regroupement familial,épouse Fatiha(wadda) oubraham, la fille de delloula Bahmed, d'axxam oufella, née en 1947 et décédé suite à une longue maladie en 1979.avec laquelle il a eu quatre (4) garçons et une (1) fille :
 
Toufik (1968) –Seddik (1975)– Chawki (1970) –Riad (1978) et Salima (1972).
 
Celui, qui était destiné, à devenir fagotier de métier, couper, ramasser et acheminer le bois, fait de troncs et de rondins, coupés les arbres à la cognée, et à la scie au passe-partout, un outil à large lame dentée et flexible, avec une poignée a chaque extrémité ; dans les lointaines collines, juste à l'aube de l'arrivée des premiers tourtereaux en octobre, des essaims d'étourneaux et de grives qui envahissent, pré et vergers à la recherche de l'olive gorgée de soleil ;ils viennent des pays du Nord .
 
Ah ! les étourneaux sansonnets, et leur murmuration, un nuage composé de milliers d'individus qui offre un spectacle saisissant, un ballet de va-et-vient à la recherche d'un endroit ou passer la nuit, et prennent le soir venu, des oliviers qui font office de dortoir.
 
Ces volatiles, en plumage nuptial, aux plumes noires et irisées, font de l'olive arrivée à maturité;un met de choix, et très apprécié.et les paysans, à leur tour, les chassent, pour leur viande, tendre avec un léger goût amer, cuite a la braise,  
 
Mouloud, faisait du fagotage sa principale activité, approvisionner l'âtre, avant le grand froid, se chauffer au bois, une odeur du chêne vert se dégage de la cheminée, autour duquel se rassemblent petits et grands à écouter Amachahou. 
 
Les longues veillées d'hiver, autour de la cheminée qui rassemble autour d'elle toute la maisonnée, un lieu magique qui assure à la fois chaleur et protection, croquant le caroube, et écoutant les histoires de "bourourou", les yeux qui s'illuminent à la lueur du quinquet, une lampe sortie directement d'un conte de fées, une sorte de lampe à pétrole surmontée par un verre, pour protéger la flamme, nous tient éveillé, luttant contre la fatigue et la lourdeur des yeux, pour ne rien rater de l'histoire racontée par la grand-mère.
  
C’est, aussi, la mise en fonction des huileries traditionnelles (maasra), avant que les routes ne soient bloquées, et deviennent impraticables et les maisons barricadées à l'arrivée des grandes neiges.
Ces unités de transformation et de trituration des olives recourent à des moyens traditionnels. L’extraction de l'huile se fait grâce aux mulets qui font tourner deux grandes pierres cylindriques qui écrasent, malaxent, et rendent les olives en une sorte de pâte qui est par la suite, pressée manuellement pour en tirer une huile, fluide, jaune comme de l'or.
 
Mouloud était de cela, aidé par sa robustesse et son tempérament flegmatique, il était le premier de la file, à se rendre aux champs et accompagner avec enthousiasme ses aînés. Afin de leur montrer sa force et son assiduité.
 
Il ne tarda pas, à répondre aux chants de sirènes, envoûté par les voix venant d'outre-mer, il alla rejoindre son frère Abdelkader, ses cousins, et toute la communauté à Paris. Prendre le train de la grande ville, la ville de toutes les merveilles.
 
il quitte, à jamais la terre ancestrale laissée en jachère, et vendue aux enchères, qui porte en elle, les cicatrices d'une affreuse et méchante guerre, et d'après-guerre.  
l.ouali aout 2014.
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